mon expérience avec le bullet journal

Le bullet journal est une méthode d’organisation analogique que j’ai essayé pendant quelques semaines. Au final, cette méthode ne me correspond pas mais j’en ai tiré quelques bonnes leçons.

Pour cette nouvelle année, j’ai mis en route un bullet journal pour l’année (en fait, c’était plutôt début décembre). Cette méthode n’a pas fonctionné pour moi et je n’avais pas vraiment l’intention d’en parler sur le blog. Mais après avoir écouté le dernier épisode de Bertrand Soulier et en avoir discuté avec lui (il s’interroge sur la méthode), je me suis dit que ça pourrait être intéressant de partager mon expérience.

Mais avant de commencer, c’est quoi le bullet journal ?

Un bullet journal, c’est quoi ?

Le bullet journal est une méthode analogique d’organisation mise au point par Ryder Carrol. Ryder Carrol est un designer new-Yorkais qui a créé cette méthode pour mieux s’organiser, se concentrer sur son travail et être plus productif. Tout un programme !

Un bullet journal est un carnet de notes (de préférence pointillé, mais au final chacun choisi ce qu’il préfère) dans lequel, on va appliquer la méthode de Ryder Carrol.

La première chose qu’il faut mettre en place pour son bullet journal, c’est les codes. On va définir une série de marqueurs pour identifier les tâches, les notes et les évènements dans son carnet. Personnellement, j’avais joué la simplicité en utilisant les codes définis par le créateur du BuJo, mais vous pouvez personnaliser les vôtres.

Mes codes :

Une fois ces codes mémorisés, on va découvrir les différents éléments d’un bullet journal.

  • l’index : c’est le sommaire du bullet journal, il sert simplement à retrouver facilement les pages de votre journal.
  • le future log : cet élément permet d’avoir une vue d’ensemble de son année. On peut y répertorier les évènements et les tâches importantes à faire dans les différents mois de l’année pour avoir une vue d’ensemble.
  • le calendex : je ne suis pas totalement fan de cette page, car pour moi, c’est un doublon du “futur log” donc je l’utilise pour les anniversaires et les congés.
  • le monthly log : Pareil que le “future log”, mais pour le mois en court. On répertorie les principaux et évènements du mois et les tâches à accomplir dans le courant du mois.
  • le daily log : c’est votre liste de tâches quotidiennes.

Il faut savoir que les différents “log” doivent fonctionner entre eux. Une tâche qui est répertoriée dans le “future log” est reportée dans le “monthly log” correspondant. Et de même pour une tâche répertoriée dans le “monthly log” qui doit être reporté dans le “daily log” correspondant.

implication = réussite

Ensuite, toute la méthode repose sur le traitement de l’information. Le matin, il faut « préparer sa journée » en notant ses rendez-vous, ses tâches à faire, etc. Il faut régulièrement mettre à jours les informations de son journal en cochant les tâches effectuées, en ajoutant des notes sur les évènements de la journée, etc. Et le soir, il faut faire le bilan de la journée, reporter les tâches qui n’ont pas été effectuée dans la journée et le reporter au lendemain ou dans un « log » si ce n’est pas pour tout de suite, voir annuler la tâche tout simplement.

Vous êtes un peu perdu ? Normal 🙂

Je vous conseille un petit coup d’oeil à la vidéo de présentation du créateur du bullet journal qui explique parfaitement son concept en 5 minutes.

Un bullet journal, pourquoi ?

Dans mon entourage, je suis le geek de service et mon me considère comme quelqu’un de réfractaire aux outils analogiques. Je lis sur un Kindle, je tiens mon agenda sur mon iPhone, etc. Quand j’ai commencé, courant l’année dernière, à parler d’un carnet pour m’organiser, ils étaient tous plutôt perplexe. Et je les comprends ! Moi-même je n’y croyais pas de trop en commençant mon premier Bullet Journal (BuJo pour les intimes).

Les outils numériques sont des instruments formidables pour tenir ses listes des tâches ou son calendrier. Ils sont disponibles sur tous nos appareils, permettent d’ajouter des rappels facilement, se rappellent des choses à notre place et pourtant, j’avais tout le temps cette sensation d’être dépassé par mon planning et mes tâches à faire. Je n’avais plus de vision d’ensemble !

Le principal inconvénient, pour moi, dans les outils numériques c’est qu’ils “pensent” à notre place et du coup, on devient passif dans notre manière de s’organiser, de se structurer. Cette passivité me rendait totalement dépendant de mes outils et ne me permettait pas d’avoir une vue d’ensemble de mon planning et de mes projets. Si j’oubliais de noter quelque chose, je l’oubliais à coup sûr et ça m’est arrivé plusieurs fois. C’est pour cette raison que je me suis mis en quête d’une nouvelle solution.

Et je suis tombé sur le bullet journal qui semblait être une bonne solution. L’idée de devoir obligatoirement traiter l’information présente dans son carnet plusieurs fois par jours pour faire le suivi de ses tâches, pour prendre des notes, etc. semblait être la solution à mon problème mais…

mon échec avec le bullet journal

Si vous êtes toujours là, vous en savez plus sur le bullet journal et j’espère que cela vous a plu. Dans cette partie du billet, je vais vous expliquer pourquoi mon expérience du bullet journal est un ECHEC””.

Mon échec avec le bullet journal se résume assez facilement :

  • je suis beaucoup trop ancré dans les outils numériques
  • je n’ai pas trouvé l’équilibre entre le numérique et l’analogique

J’ai très vite fait la “transition numérique”. Je m’en souviens très bien, j’étais en première année de mon baccalauréat et mon père (encore lui) venait de remplacer son PDA par un modèle plus récent. Il m’a donc proposé (tout comme avec l’iPhone quelques années plus tard) si je voulais récupérer son ancien PDA. Et vous doutez que j’ai dit OUI sans hésiter.

Je m’en souviens très bien car à l’époque, j’étais l’un des seuls à avoir un agenda numérique pour organiser mon horaire des cours. Il faut dire, à l’époque, ce n’était pas aussi simple qu’aujourd’hui ! Pour commencer, les “smartphones” n’était pas tout à fait “smart” et les PDA demandaient une certaine connaissance de l’informatique (en plus il fallait se coltiner Outlook et une synchronisation en local). Bref assez d’élément pour vous décourager.

Dans mon cas, ça ne m’a pas du tout découragé. Au contraire, j’ai abandonné, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, mon agenda papier pour tout numériser. Ensuite, l’iPhone est arrivé. Je me suis créé un compte Mobile Me et j’ai transféré tous mes agendas dessus. A la même époque, je me suis mis à utiliser Rappels sur l’iPhone pour compléter mes agendas numériques avec quelques listes de tâches.

Du coup, courant 2010, j’étais au “tout numérique”. Et depuis, même si les outils ont changé de nombreuses fois, je suis resté au numérique.

Mais pourquoi le bullet journal du coup ?

Comme je l’ai expliqué plus haut, j’avais tout le temps cette sensation d’être dépassé par mon planning et mes tâches à faire. Je n’avais plus de vision d’ensemble ! Du coup, je trouvais que le BuJo était une option intéressante pour moi car il avait l’air de combler les lacunes des outils numériques.

Une solution qui ne me convient pas !

Au final, cette méthode ne me convient pas ! Je n’ai pas le réflexe du “papier” ! Si je dois :

  • noter un truc, j’utilise le raccourci “Notes” dans le centre de contrôle.
  • me rappeler d’un truc, je demande à Siri.
  • prendre note d’un évènement, j’ouvre calendrier et je l’encode.

Et c’est seulement après ça que je duplique cette information là dans mon bullet journal. La raison est plutôt simple : j’ai mon iPhone sur moi en permanence. Par contre, je n’ai pas forcément mon BuJo, ni même un stylo sur moi tant j’ai perdu l’habitude du papier.

Tout n’est pas négatif

Je retiens une chose positive sur mon « expérience BuJo » : j’ai revu ma méthode de fonctionnement. J’avais, au fil du temps, pris un comportement passif dans ma manière de gérer mon planning et mes tâches. Je me reposais trop sur les outils que j’utilise sans vraiment mettre à jours les informations qui s’y trouvent. Désormais, je suis beaucoup plus actif. Je consulte mon agenda régulièrement, je mets à jours mes différents projets/différentes tâches dans Things plusieurs fois par jours.

Bref, j’ai repris le contrôle de mes outils et je me suis rendu compte qu’ils me convenaient très bien. Donc, même si cette expérience est échec, j’en ai tiré quelques bonnes leçons, notamment sur ma manière de fonctionner qui n’était pas forcément la bonne. Les outils, tout aussi bon soient-ils, restent des outils ! Il faut les utiliser et pas se reposer sur eux et ces quelques semaines de bullet journal m’ont rappelé ce concept. Par contre, vive le numérique !

thibaudd

thibaudd

Je m’appelle Thibaud (d’où le pseudo thibaudd), j’ai 33 ans, j’habite Thuin (en Belgique) avec ma femme et ma petite fille. Bienvenue sur mon blog.

7 comments

  1. J’ai eu exactement la même expérience, que toi sauf que je suis plus côté Android 
    Top ton article et ton blog est super intéressant !😀

  2. Merci pour ton commentaire et ravi que mon blog te plaise !

    Tant que les applications et les OS que l’on utilise nous conviennent, la crémerie que l’on a choisi importe peu 🙂

  3. Tout a fait d’accord 🙂

  4. J’ai eu exactement la même expérience, que toi sauf que je suis plus côté Android 
    Top ton article et ton blog est super intéressant !?

  5. Merci pour ton commentaire et ravi que mon blog te plaise !

    Tant que les applications et les OS que l’on utilise nous conviennent, la crémerie que l’on a choisi importe peu 🙂

  6. Tout a fait d’accord 🙂

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